Délégationde la Gironde

Partenariat Haïti

À l’aumônerie de Biganos, elles apprennent à connaître leurs correspondantes haïtiennes

Dans la salle paroissiale accolée à l’église de Biganos, les jeunes de l’aumônerie découvrent un peu mieux Haïti, où vivent leurs correspondantes de l’école des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, à Jacmel.

Des jeunes de l'aumônerie de Biganos tenant le drapeau d'Haïti.

Les jeunes de l’aumônerie écoutent les membres de l’équipe « Section internationale » du Secours Catholique de Gironde leur expliquer comment, là-bas, à leur âge, la vie peut être si différente.

Comment, le 12 janvier 2010, un terrible tremblement de terre a fait s’écrouler les maisons. Elles sont trop jeunes pour en avoir un quelconque souvenir. Sans préciser que ce désastre a fait 300 000 morts, il suffit de leur dire qu’à Jacmel l’école s’est effondrée à 17 heures pour qu’elles comprennent combien les élèves, sorties quelques minutes plus tôt, ont vraiment eu beaucoup de chance.

Elles découvrent la photo de l’école reconstruite avec les fonds du Secours Catholique, les nombreux élèves en uniforme chantant dans la cour, s’étonnent qu’elles parlent français, feuillettent leur manuel scolaire d’histoire, s’extasient devant les sacs de toutes les couleurs, confectionnés avec des bouts de bouteilles vides d’eau ou de soda, rapportés de mission pour leur montrer le décalage entre le monde dans lequel elles grandissent et celui de leurs correspondantes. Incrédules, elles font répéter quand elles apprennent que la plupart ne mangent qu’une fois par jour à la cantine de l’école. Qu’autour de l’école, les familles vivent encore dans des abris de fortune faits de ferraille et de carton…

Incrédules encore lorsqu’elles découvrent qu’il faut sept bonnes heures pour parcourir les 100 km de pistes montagneuses entre la capitale Port-au-Prince et Jacmel.

Appliquées, elles prennent des notes, s’étonnent des couleurs du drapeau haïtien. Elles pourront en rechercher l’origine pour mieux connaître l’histoire de l’île, pourquoi le rite « vaudou » est venu du Dahomey, aujourd’hui le Bénin, depuis la côte africaine jusqu’ici dans les Caraïbes. « Ah oui, c’est à cause de l’esclavage », trouve soudain l’une d’elles.

Leurs lettres sont bien parvenues à leurs correspondantes. Impatientes, elles attendent leurs réponses, rassurées de savoir que les missives sont en cours d’acheminement.

Leurs premières réactions en quittant la salle paroissiale, encore sous le flot d’images et de découvertes ? « Que les élèves de l’école soient aussi nombreuses », dit Victoire. « Qu’elles n’aient que le repas de midi, et presque toujours le même », s’émeut Camille. « Leur joie de vivre, elles sourient, elles chantent après ce séisme ! » n’en revient pas Coralie. « Leur courage », avoue Chloé, « à leur place, je serais partie ». « Qu’on puisse être si pauvre à côté d’une mer si belle ! », s’émeut Lauriane.

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